Dimanche des Rameaux


Dimanche des Rameaux

ANNÉE C

Première Lecture : Isaïe 50, 4–7

Psaume : Psaume 21(22), 8–9, 17–20, 22–24

Deuxième Lecture : Philippiens 2, 6–11

Évangile : Luc 23, 1–49

PRIER

Psaume 21(22), 8–9, 17–20, 22–24

Tous ceux qui me voient me bafouent ;
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure ;
Ils me percent les mains et les pieds,
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Mais tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

LIRE LA PAROLE

PREMIÈRE LECTURE
Isaïe 50, 4–7

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

DEUXIÈME LECTURE
Philippiens 2, 6–11

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

ÉVANGILE
Luc 23, 1–49

L’assemblée tout entière se leva, et on l’emmena chez Pilate.On se mit alors à l’accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. » Pilate l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. » Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. » Mais ils insistaient avec force : « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. » À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux. Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Ils se mirent à crier tous ensemble : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. » Ce Barabbas avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre. Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole.

Mais ils vociféraient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !” Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.”

Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »

L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. » Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder.

ENTENDRE LA PAROLE

Le thème: « L’obéissance coûteuse »

Les lectures du dimanche de la Passion sont très riches en sens et signification, car elles racontent et interprètent la mort de Jésus. Un des thèmes importants qui apparaissent dans ces lectures est le thème de l’obéissance coûteuse qui porte ses fruits extraordinaires.

La première lecture contient le troisième chant du serviteur qui se trouve dans le livre d’Isaïe. Contrairement au dernier, le quatrième chant, où nous trouvons une image du serviteur souffrant, le troisième chant dépeint le serviteur comme un prophète rejeté. La description du serviteur correspond à celui du prophète. Il écoute tous les jours les instructions du Seigneur qui lui donne « une langue instruite », cette expression est une meilleure traduction de l’hébreu original que « la langue de l’enseignant. » À l’aide des instructions du Seigneur, ce serviteur-prophète doit « d’une parole, soutenir celui qui est épuisé». Cela correspond à l’ordre de Dieu à Isaïe qu’il doit « conforter » le peuple de Dieu (Isaïe 40, 1). Enfin, comme un vrai prophète, ce serviteur a ses oreilles ouvertes par Dieu afin d’entendre et de transmettre la Parole de Dieu, une mission qu’il accepte fidèlement.

Cependant, ce serviteur-prophète souffre du rejet et de la violence, il est battu et humilié par ceux à qui il a adressé le message de Dieu. Cela correspond à l’expérience de nombreux autres prophètes qui se sont trouvés réprouvés et persécutés. L’exemple notable ici est celui de Jérémie qui a fait face à l’adversité presque tout au long de sa carrière prophétique (cf. Jr 11, 18-22 ; 20, 1-10, 15, 10-18). D’autres prophètes comme Elie, Amos et Michée ont souffert de la même manière (cf. 1 Rois 19, 1-2 ; Amos 07, 10-13 ; Michée 2, 6-11). Malgré les grandes difficultés auquelles ces prophètes étaient confrontés, ils ont livré avec obéissance message de Dieu sans se dérober de leur mission en faveur de l’opposition. Leur obéissance coûteuse a été très importante, parce qu’elle a fait le message de Dieu connaître et entendre au milieu des cris des adversaires de Dieu. La source principale de la force de ces prophètes était leur confiance en la présence encourageante de Dieu, évoquée aussi par le rejeté serviteur-prophète d’Isaïe dans la dernière partie du passage d’aujourd'hui.

La deuxième lecture contient une des explications les plus importantes et complètes de Paul de ce que Jésus a fait. Exhortant les chrétiens de Philippes à l’humilité et au service mutuel, Paul leur a donné Jésus comme un exemple à suivre. Cet exposé de Paul prend la forme d’une hymne. En son milieu se dresse la déclaration que Jésus s’est fait « obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix ». Une interprétation commune de cette déclaration soutient que Jésus était obéissant à Dieu qui a demandé en quelque sorte à son Fils de mourir. Cette interprétation est inadéquate, comme le révèle l’étude de l’hymne en entier.

Étant donné que l’humanité déchue était sous l’emprise du péché et de la mort, Jésus lui-même s’est mis volontairement au service du dessein de Dieu pour sauver ses enfants déchus. Mais la mort peut être vaincue seulement par la vie. Par conséquent, Jésus a dû se soumettre à la puissance de la mort alors qu’il pourrait mettre en échec la mort en émergeant vivant de son emprise. Étant donné que comme Dieu, il ne pouvait pas mourir, il devait donc devenir humain, ce qui est exactement décrit dans la première partie de l’hymne. Ainsi, Jésus, obéissant au dessein de Dieu de sauver l’humanité de la mort, a pris la forme humaine et lui-même s’est soumis à la mort. Il a vaincu la mort lorsque Dieu l’a ressuscité d'entre les morts. Sorti vivant de la tombe, le Jésus humain a brisé le pouvoir de la mort. Il est retourné ensuite à sa forme divine comme Seigneur de toute la création, c’est ce que décrit la dernière partie de l’hymne.

Dans ce magnifique exposé, Paul présente Jésus comme le vrai serviteur de Dieu qui, obéissant à la volonté de Dieu que tous les peuples soient sauvés, a fait que le salut soit possible par sa victoire sur la mort. Il s’agissait d’une obéissance coûteuse puisqu’elle a porté Jésus sur la croix, mais ses effets sont vraiment magnifiques.

La longue lecture de l’Évangile contient une description Lucanienne des dernières heures de Jésus. Une de ses caractéristiques frappantes est le contraste entre Pilate et Jésus. Ponce Pilate, un procurateur romain puissant, investi du pouvoir de libérer ou de condamner Jésus, se trouve écartelé entre son rôle d’un juge chargé de l’exécution de la justice et les demandes des dirigeants juifs qui vont à l’encontre d’elle. A qui va-t-il obéir, à la loi ou aux dirigeants ? Pilate avait interrogé Jésus et déjà, à cette première audience, il avait reconnu son innocence. Comme il a déclaré publiquement son verdict « non coupable », les dirigeants juifs ont persisté dans leurs accusations et leurs demandes. Pilate a ensuite tenté d’échapper à sa responsabilité en tant que juge en envoyant Jésus chez Hérode pour son jugement. Mais Hérode aussi avait trouvé Jésus innocent de tout crime (Luc 23, 15). Pilate aurait déclaré Jésus innocent deux fois de plus, à chaque fois, il a rencontré une vive opposition des dirigeants qui ont répété leur exigence de la mort de Jésus. Le dilemme de Pilate réside dans le choix d’être juste, d’obéir à la loi et de libérer cet homme innocent ou bien de céder devant les dirigeants juifs et de le condamner. Le procureur a fait son choix difficile mais injuste, en adhérant à la demande des dirigeants juifs et en condamnant Jésus à la mort. L’obéissance de Pilate était coûteuse mais erronée.

Jésus se tient en contraste complet avec Pilate. Sa passion est l’aboutissement de sa mission sur terre. Il a été envoyé dans le monde comme Sauveur, une mission qu’il portera docilement à sa conclusion sur la Croix. Ainsi, il confirme courageusement à Pilate qu’il est le roi des Juifs et ne fait aucune autre tentative de se défendre ou de se sauver. Sur le chemin de la crucifixion, il exhorte les femmes qui pleurent de ne pas porter le deuil pour lui, mais à se préoccuper de leur sort et du sort de leurs enfants. Sur la croix, il prie pour le pardon de ses bourreaux qui connaissent parfaitement bien ce qu’ils font – c'est-à-dire la crucifixion de Jésus – mais ne savent pas l’importance de leurs actes. Enfin, le dernier acte de Jésus sur cette terre est de sauver le criminel repenti crucifié à côté de lui. Jésus était vrai et obéissant à son dessein comme Sauveur jusqu’à la dernière minute de sa vie.

Jésus est mort avec dignité, après avoir servi docilement le plan divin du salut et avoir accompli sa mission comme le Sauveur. Pilate a cédé aux dirigeants juifs et a échoué dans sa tâche de maintenir la justice. En fin de compte, c’est l’obéissance coûteuse de Jésus qui a apporté le fruit du salut pour l’humanité entière, en commençant par le criminel repenti.

Le dimanche de la Passion commence la célébration avec la passion du Seigneur, en mettant l’accent sur le rôle crucial que joue l’obéissance du serviteur de Dieu pour le salut de tous. Les prophètes, les serviteurs de Dieu dans l’Ancien Testament, ont joué un rôle clé dans la communication de la Parole de Dieu aux Israélites et en ont souffert. Mais leur obéissance coûteuse est indispensable pour garder au moins une partie du peuple fidèle à leur Dieu et à leur héritage. Jésus était le serviteur obéissant de Dieu, il était totalement fidèle dans l’accomplissement de sa mission comme Sauveur. C’est cette obéissance coûteuse qui l’a amené à la croix. Cependant, son obéissance a porté un fruit extraordinaire de sauver le monde. Comme les prophètes et Jésus, les croyants sont appelés à l’obéissance coûteuse qui doit être soutenue par la prière, comme celle prononcée par le Psalmiste, « mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !»

ÉCOUTER LA PAROLE DE DIEU

La partie la plus difficile de l’obéissance à Dieu est quand quelqu'un fait tout dans la droiture et constate que tout va mal. Cela secoue souvent la théologie sur laquelle nous avons construit nos vies spirituelles et convertit même les illettrés en philosophes : des gens qui se posent des questions.

C’est une période où beaucoup de questions sont soulevées dans nos esprits, mais les réponses sont mis en cage dans un épais nuage d’incertitude. Comme pour soigner la douleur infligée par les aspérités de la réalité, nous sommes enclins à examiner s’il est rentable de rester ferme dans la foi et l’amour de Dieu et du prochain. Dans de telles situations, l’instinct de survie s’enflamme, et nos esprits commencent à explorer les voies d’une issue possible. Dans l’espoir d’être relevé de la souffrance momentanée, la tentation de désobéir à Dieu murmure dans notre cœur désemparé. C’est là que notre foi en Dieu est testée. Cependant, ceux qui réussissent ce test découvrent que la foi n’est pas seulement une lumière vacillante mais un projecteur qui dissipe les ténèbres de la nuit.

La vie des prophètes aussi bien que celle de Jésus nous enseignent que l’obéissance à Dieu n’est pas une question de manger un morceau de gâteau décoré avec de la crème glacée. Au contraire, l’obéissance se vit avec beaucoup de sacrifices et des douleurs. En la personne de Jésus, nous avons un exemple vivant de comment l’obéissance à Dieu peut coûter cher. On nous dit qu’il était « obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix. » L’histoire de son ministère public, cependant, n’a pas pris fin sur la croix. Elle a continué dans le triomphe sur la mort et la résurrection. Il y a un proverbe Akan qui dit : « un chien obéissant dort sur la poitrine de son maître. » Lorsque nous vénérons l’obéissance, nous restons toujours en présence de Dieu.

Quand nous éprouvons des difficultés dans notre mariage, cela ne signifie pas que nous ne sommes pas dans des bonnes mains. Quand nous sommes soumis aux épreuves dans notre vie sacerdotale ou religieuse, cela ne signifie pas nécessairement que nous avons fait une erreur dans notre discernement. Lorsque nous avons tellement étudié et constatons pourtant que nos résultats restent inférieurs à nos attentes, cela ne signifie pas que Dieu nous a abandonnés. L’obéissance à Dieu implique la confiance à chaque étape du voyage.

Le refrain de la chanson, « Fais confiance et obéi », attribué à John H. Sammis (1846-1919) convient pour chaque occasion sur notre chemin de foi : « Fais confiance et obéi , car il n’y a pas d’autre moyen d’être heureux en Jésus que de croire et d’obéir. »

Lorsque vous avez nagé si fort et avez le sentiment d’être emporté par le raz de marée, vous pouvez faire confiance au Seigneur des tempêtes et vous abandonner à sa volonté. Le mal ne peut jamais vaincre ceux qui s’abandonnent avec obéissance à la volonté de Dieu.

Dans toute vocation, il y a une croix. La croix doit être portée jusqu’au Golgotha et le sacrifice ultime doit être accompli. Mystérieusement, la croix qui nous tire vers le bas est souvent l’échelle qui nous élève vers le haut. On ne doit pas aller à la recherche de la croix, mais si la providence nous l’apporte en chemin, nous devons l’embrasser avec amour. Et lorsque le poids de l’obéissance nous amène vers le bas sur nos genoux, puissions-nous nous lever et nous tenir debout sur les ailes de la prière.

ProverbE

« Un chien obéissant dort sur la poitrine de son maître. »

AGIR

S’examiner :

Ai-je jamais eu une expérience déplaisante qui aurait menacé ma foi en Dieu ? Quelle est cette expérience ? Dans quels domaines de ma vie de foi est ce que je rencontre plus de difficultés pour respecter l’enseignement du Seigneur ?

 

Répondre à Dieu :

Dans un moment de prière et de silence profond, que je me demande : « qu’est-ce que Dieu me dit ici et maintenant quelle que soit la situation où je me trouve ? »

 

Répondre à notre monde :

Je me décide de suivre au moins une demande spécifique de ma foi que je trouve la plus difficile.

Dans notre groupe nous partagerons sur nos luttes avec l’obéissance aux exigences de la vie chrétienne et réfléchirons sur la façon de nous soutenir les uns les autres afin d’y répondre.

PRIER

Dieu Trinité Sainte, au pied de la croix, j’abandonne mes plans d’actions personnelles et je me soumet à tes plans d’action. Approfondis ma foi en toi et guides-moi sur le chemin du calvaire. Accordes-le moi par le Christ notre Seigneur. Amen
 

Textes bibliques reproduits avec l’accord de l’AELF – www.aelf.org

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