Vingt-septième Dimanche du Temps Ordinaire


Vingt-septième Dimanche du Temps Ordinaire

ANNÉE B

Première lecture : Genèse 2, 18-24

Psaume : Psaume 127(128), 1-6

Deuxième lecture : Hébreux 2, 9-11

Évangile : Marc 10, 2-16 ou Marc 10, 2-12

PRIER

Psaume 127(128), 1-6

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.

LIRE LA PAROLE

PREMIÈRE LECTURE
Genèse 2, 18-24

Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun. L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

DEUXIÈME LECTURE
Hébreux 2, 9-11

Frères, Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous. Celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ; c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances, celui qui est à l’origine de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine ; pour cette raison, Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères.

ÉVANGILE
Marc 10, 2-16 ou Marc 10, 2-12

En ce temps-là, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

ENTENDRE LA PAROLE

LE THÈME : « Une complémentarité qui donne la vie »

Dieu a créé l’univers comme un ensemble harmonieux d’éléments divers et complémentaires. Ses parties, bien que différentes, s’associent en vue de maintenir et de développer la vie. La liturgie de ce jour se concentre sur la relation entre les hommes et les femmes- les deux composantes de la famille humaine- ainsi que sur leur complémentarité dans la société et dans les structures familiales.

Pendant des siècles, le texte de la première lecture a été utilisé pour fonder et justifier l’affirmation selon laquelle la femme est inférieure à l’homme. Ce type d’interprétation relève d’une compréhension erronée et d’un mauvais usage de ce récit qui proclame exactement le contraire. Le passage commence par une assertion : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Jusqu’à ce point précis, tout ce que le Seigneur a créé est qualifié de « bon » -c’est-à-dire de fini et de parfait. La solitude de l’homme, qui n’est pas bonne, manifeste donc un état d’inachèvement. Dieu décide d’y remédier en donnant à l’homme « une aide qui lui correspondra ». Une aide, précisons-le, devient indispensable lorsque quelqu’un n’a pas suffisamment de force ou manque des capacités nécessaires pour accomplir sa tâche. L’homme a besoin de la femme parce qu’il est incomplet et incapable de mener à bien l’œuvre que Dieu lui a confiée de prendre soin du jardin d’Éden et de le cultiver. Aucune des autres créatures ne peut remplir ce rôle car elles sont fondamentalement différentes. Dans le meilleur des cas, elles peuvent être au service de l’homme mais elles ne seront jamais ses partenaires.

Pour créer une aide à l’homme qui soit une partenaire, Dieu commence par faire tomber sur ce dernier un profond sommeil. Dans la compréhension hébraïque, le sommeil peut être un moment privilégié de révélation divine. Donc, sans aucune participation de l’homme, Dieu forme une autre créature humaine qui le complètera. Le texte dit que cet être nouveau est tiré de la côte de l’homme. Il y a là un symbolisme profond. D’abord, l’homme et la femme partagent la même humanité, puisqu’ils sont faits de la même matière. Ensuite, en tant qu’elle provient du côté de l’homme, la femme est là pour se tenir à ses côtés et non pas pour être au-dessous ou au-dessus de lui. Il vaut la peine de signaler qu’un récit sumérien ancien a pu influencer les auteurs bibliques. Dans celui-ci, c’est une déesse qui est créée. Elle a pour nom : « la femme de la vie ». Dans la langue sumérienne ancienne le mot « vie » est remarquablement similaire au terme hébreu « côte ». Il est donc fort possible qu’ici les écrivains hébreux aient voulu faire une allusion à la femme comme à la « femme de la vie », plutôt qu’à « la femme de la côte ». Celle-ci complète la création et permet à la famille humaine de transmettre la vie.

L’auteur insiste ensuite sur l’égalité des deux êtres humains quant à la nature et au statut. L’homme commence par reconnaitre la femme comme « l’os de ses os » et « la chair de sa chair ». Tous deux partagent la même humanité et sont identiques à ce niveau très fondamental de l’existence.

Ensuite, l’homme nomme sa femme en utilisant le mot hébreu qui signifie « épouse ». Dans cette déclaration, il n’est pas nommé « homme » mais « époux ». Nous assistons ici à la création de la première famille. L’univers est maintenant achevé avec, en son sommet, la famille humaine. Ce lien matrimonial est initié par l’homme, ce qui reflète la façon dont les mariages étaient contractés dans le peuple d’Israël. Mais, étonnamment, l’auteur affirme que l’homme doit laisser son père et sa mère pour s’attacher à sa femme. Ce propos va à l’encontre de la pratique de la société patriarcale où la femme était tirée de la maison de ses parents pour être intégrée à la famille de son mari. Pourquoi un tel retournement ? Vraisemblablement parce que l’auteur veut faire comprendre que la création de la famille humaine transcende toutes les normes et les pratiques sociales existantes, lesquelles sont conditionnées par la culture. Les époux sont des partenaires unis pour vivre dans la complémentarité par-delà les fossés établis par les cultures et les sociétés. L’auteur suggère ainsi que le système patriarcal n’entrait pas dans le projet initial de Dieu. Il s’est fait jour plus tardivement, comme une conséquence du péché humain et de la chute (cf. Gn 3, 16). Dieu a créé l’homme et la femme pour se compléter l’un l’autre, et pour vivre une union intime dans la complémentarité et l’égalité. La révélation de ce projet divin est le véritable objectif du message véhiculé par ce passage, si riche de sens, de la Genèse.

Avec Hébreux 2, 9-11, nous commençons une série de lectures tirées de ce livre biblique qui nous accompagnera jusqu’à la fin du Temps ordinaire. Le passage d’aujourd’hui ouvre la séquence par un propos sur Jésus : il a accompli la destinée de la famille humaine, là où cette dernière avait échoué. Dieu avait créé celle-ci pour qu’elle gouverne la création, pour qu’elle la « soumette » (He 5, 1-8). À cause du péché et de la chute, elle était et reste incapable de mener à bien sa tâche. De fait, la création tout comme la famille humaine se sont retrouvées séparées et éloignées de Dieu. Mais ce que l’humanité ne pouvait réaliser, le Christ l’a accompli en se livrant lui-même à la souffrance et à la mort. Victorieux par sa résurrection, il est devenu le Seigneur glorifié de toute la création qui lui est soumise. En tant que Seigneur ressuscité, il a aussi restauré l’humanité dans l’unité sur une échelle plus grande encore. La lettre aux Hébreux parle de la famille des enfants de Dieu, œuvre du Père achevée par Jésus. Ce dernier est ainsi devenu l’initiateur de leur salut en les sanctifiant. En tant que peuple sanctifié, ceux qui avaient péché peuvent désormais vivre en présence de Dieu. Plus encore, comme l’auteur l’affirme de très belle manière : « celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, doivent tous avoir la même origine ». Autant dire que dans cette nouvelle famille, Jésus est le frère des croyants et des croyantes. Même si ils/ elles sont des êtres humains et qu’il est Dieu, il « n’a pas honte de les appeler ses frères » et ses sœurs. Tout comme Dieu a créé la famille humaine avec des époux et des épouses, Jésus a créé une nouvelle famille en établissant la communion entre le divin et l’humain.

La lecture évangélique revient à la famille humaine. Les pharisiens qui acceptent le divorce mettent Jésus au défi, sachant qu’il le refuse. La loi de Moïse que la majorité des Juifs pratiquait autorise le divorce. Mais la procédure de divorce ne pouvait être initiée que par le mari, cette procédure étant conçue pour protéger ses droits sur sa femme. Jésus interdit une telle démarche parce qu’elle refuse aux femmes leur statut de partenaires à part entière dans le couple. Argumentant contre le divorce, Jésus fait appel au récit de la création, citant Genèse 1, 27 et 2, 24. Ces deux passages précisent que les hommes et les femmes ont été créés dans une unité organique et complémentaire pour vivre en partenaires égaux.

Dans la foulée, l’enseignement de Jésus sur l’adultère rend cet aspect très clair. La société patriarcale de l’époque ne prenait en compte l’adultère que lorsqu’il était le fait de la femme, cette dernière violant les droits de son époux. En disant qu’un homme commet l’adultère contre sa femme en épousant quelqu’un d’autre, Jésus souligne que la femme a elle aussi des droits sur son mari. Encore plus surprenante est cette autre affirmation de Jésus : à savoir, qu’une femme peut divorcer d’avec son mari. De fait, cela était légalement impossible dans la société juive de ce temps. Les propos de Jésus renvoient donc à une situation impensable et inacceptable dans la société patriarcale traditionnelle. En énonçant de telles propositions, il révèle que l’homme et la femme sont des partenaires égaux dans le mariage, avec des droits équivalents l’un à l’égard de l’autre.

La liturgie de ce jour recèle des enseignements puissants sur la vision que Dieu a de la création. Celle-ci est composée de différents partenaires qui existent dans une harmonie diversifiée. Cette union est d’abord visible au sein de la famille, lorsque les hommes et les femmes se soutiennent mutuellement comme des partenaires à part entière dotés de rôles distincts mais complémentaires. Une union similaire existe entre Jésus et les croyants/les croyantes. Bien que différents par nature, par statut et par fonction, Jésus et les croyants/les croyantes sont les membres d’une unique famille ayant Dieu pour Père. La création de Dieu a été abîmée par les péchés humains et les distorsions qui s’en sont suivies : patriarcat, divorce et inégalités sociales. Toutefois, les chrétiens/les chrétiennes, conscients/conscientes, du dessein de Dieu, savent pour quel idéal ils/elles ont à se battre : celui de l’égalité, de la complémentarité et du respect de la dignité de chacun et de chacune. En quête de cet idéal, ils/elles peuvent se reconnaître dans les personnes décrites par le psalmiste : « Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! »

ÉCOUTER LA PAROLE DE DIEU

La question de la complémentarité homme-femme remonte aux temps les plus anciens. La liturgie de ce dimanche nous invite à revisiter notre attitude envers les femmes qui devrait être en conformité avec le dessein de Dieu tel qu’il se révèle dans le récit de la création. Au fil des générations, le récit de Genèse 2 a été manipulé et interprété de manière erronée par beaucoup. Et cela, en un sens qui remet en question la dignité de la femme et entrave son développement. Ce texte a souvent été utilisé pour justifier la soumission des femmes aux hommes. Ces interprétations fausses du texte biblique continuent à conduire à l’assujettissement des femmes. Le pape François l’a bien reconnu lors de son discours aux membres de l’Académie pontificale pour la vie (5 octobre 2017), disant que « les formes de subordination, qui ont tristement marqué l’histoire des femmes, doivent être éradiquées ».

Le livre de la Genèse révèle sans ambiguïté l’idée de Dieu concernant sa création. L’homme et la femme ont tous deux été créés à son image avec pour objectif de se compléter mutuellement. Ils ont été créés pour avoir le même statut, pour vivre dans le respect mutuel et l’harmonie : l’un avec l’autre, avec la nature et avec le Créateur. Comme l’affirme de façon très belle un théologien chrétien : « La femme n’a pas été tirée de la tête de l’homme pour le dominer ni de ses pieds pour qu’il la domine, mais de son côté pour être son égale, de dessous son bras pour être protégée et près de son cœur pour être aimée. »

Alors même que nous sommes tous/toutes conscient/e/s du dessein de Dieu, nous sommes très souvent aveuglé/e/s par nos cultures et nos structures patriarcales qui ont transformé les femmes en citoyennes de seconde zone sur la planète terre. Dans beaucoup de cultures africaines, les femmes sont traitées comme des inférieures et assujetties à l’homme. On attend d’elles qu’elles soient soumises jusqu’au point d’en abuser. Elles sont considérées comme la propriété des hommes, tout particulièrement dans les cultures où le mariage exige le paiement d’une dot. Les femmes n’ont souvent pas le droit de parler en public ou d’assumer un rôle de leadership un peu conséquent, même si elles sont compétentes et que leur contribution est essentielle à la collectivité. En dépit des avancées de la civilisation, la société a vite fait de priver les femmes des opportunités qui leur permettraient d’explorer des domaines professionnels traditionnellement « réservés aux hommes ».

Nos cultures entrent pour une part importante dans la compréhension que nous avons du rôle et de la personne de la femme. Mais en tant que chrétiens/chrétiennes, nous devons nous élever au-dessus de ces aprioris et renoncer à ces aspects de nos cultures qui sont en contradiction avec l’enseignement de Jésus. La deuxième lecture nous invite à nous approprier la culture du Christ. Et cela, parce que tous et toutes, nous sommes ses frères et ses sœurs et avons un même Père. Ce qui veut dire que nous sommes tous égaux devant Dieu, puisque le Christ nous a permis de devenir enfants du Père. Jésus parle de la sainteté des engagements du mariage, lesquels doivent être également tenus par la femme et par l’homme. Les époux doivent se respecter mutuellement, vivre leur mariage comme l’union de deux être égaux car ni l’un ni l’autre, l’homme seul ou la femme seule, ne peuvent assurer à chaque créature une coexistence vécue dans la lumière de Dieu. C’est ensemble que l’homme et la femme « ont été créés dans leur différence bénie ; c’est ensemble qu’ils ont péché dans leur présomption pour avoir voulu se mettre à la place de Dieu ; c’est ensemble que, par la grâce du Christ, ils sont revenus à Dieu pour prendre soin du monde et de l’histoire qui leur ont été confiés » (Pape François, 5 octobre 2017).

Notre conditionnement culturel peut suggérer que les femmes sont inférieures aux hommes. Mais nous avons le devoir sacré d’embrasser les enseignements du Christ sur l’égalité et la dignité des deux sexes. La prise en compte de cette égale dignité pose les fondements d’une vie féconde et heureuse pour la famille humaine tout entière.

ProverbE

« Quand la femme qui dort se réveille, les montagnes se mettent à bouger »

(Proverbe africain).

AGIR

S’examiner :

Qu’est-ce que je pense de la relation entre les hommes et les femmes ? Mes attitudes sont-elles façonnées par l’enseignement du Christ ou conditionnées par la pensée patriarcale de ma culture ?

En tant qu’homme, ai-je eu des comportements discriminatoires à l’égard des femmes ?

En tant que femme, ai-je fait l’expérience de discriminations ou d’abus ? Ai-je parfois pensé que je devais les accepter en vertu de mon prétendu « statut inférieur » ?

 

Répondre à Dieu :

Cette semaine, je regarderai les personnes du sexe opposé, hommes ou femmes, comme des dons de Dieu, comme des compagnons et des compagnes, comme des membres de la famille de Dieu destinés à me compléter.

 

Répondre à notre monde :

Dans notre groupe, nous aurons des réunions séparées pour les hommes et pour les femmes. Nous parlerons des relations de genre entre nous. Ensuite, nous nous retrouverons tous et toutes ensemble et nous mettrons en commun nos réflexions pour déterminer les étapes concrètes qui nous permettront de grandir vers l’idéal proposé par les lectures de ce jour.

PRIER

Seigneur, tu as béni la race humaine en lui faisant don de chaque personne. Aide-nous à réaliser que chacun/chacune est singulier/singulière à tes yeux. Enseigne-nous à respecter tout homme, toute femme que tu as créé/e/s. Accorde-nous le courage de travailler ensemble pour ta gloire. Nous te le demandons par le Christ ton Fils qui est notre frère et notre ami. Amen.

 

Textes bibliques reproduits avec l’accord de l’AELF – www.aelf.org

www.lectioyouth.net

www.facebook.com/lectioyouthnet

Écouter

Vingt-septième Dimanche du Temps Ordinaire

Bulletin

Inscrivez-vous maintenant et obtenez des nouvelles.

Projet coordonné par

Contact

  • Catholic Biblical Federation General Secretariat 86941 St. Ottilien GERMANY
  • Phone:
    Phone:+49-(0)8193 716900

© 2016-2018 - LectioYouth.net - Tous les droits sont réservés - info@lectioyouth.net