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Deuxième Dimanche du Temps Ordinaire

2021-01-17

Deuxième Dimanche du Temps Ordinaire


Deuxième Dimanche du Temps Ordinaire

ANNÉE B

Première lecture : 1 Samuel 3, 3-10.19

Psaume : Psaume 39(40), 2. 4. 7-10

Deuxième lecture : 1 Corinthiens 6, 13-15. 17-20

Évangile : Jean 1, 35-42

PRIER

Psaume 39(40), 2. 4. 7-10

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

LIRE LA PAROLE

PREMIÈRE LECTURE
1 Samuel 3, 3-10.19

En ces jours-là, le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.

DEUXIÈME LECTURE
1 Corinthiens 6, 13-15. 17-20

Frères, le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

ÉVANGILE
Jean 1, 35-42

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

ENTENDRE LA PAROLE

LE THÈME : « Le discernement »

La liturgie d’aujourd’hui invite à discerner l’appel de Dieu qui vient rejoindre chacun et chacune dans son existence ordinaire. Un discernement authentique ne change pas seulement l’orientation d’une vie, il donne aussi la force de vivre centré sur le Christ.

La première lecture rapporte l’appel de Samuel et montre la synergie de l’initiative divine et de la réponse humaine. « Samuel » signifie littéralement Dieu a entendu. Dans les livres de Samuel, la capacité de Dieu à entendre constitue un pivot. D’abord, il entend le cri d’une femme stérile, Anne, et elle trouve grâce auprès de lui. Ensuite, Dieu entend le cri du peuple d’Israël qui réclame un roi et, par l’intermédiaire de Samuel, il le lui donne. Après les récits de la naissance miraculeuse de Samuel et de son sevrage, il nous est dit que ce dernier fut confié à Éli pour le service de Dieu au sanctuaire de Silo. C’est dans ce sanctuaire que Dieu appela Samuel pour être son prophète. Dans ce texte, nous remarquons que l’appel de Dieu est direct et personnel. Cela étant, Samuel a eu besoin d’aide pour discerner cet appel.  Élie, un vieillard presque aveugle qui était  prêtre de Silo, intervint avec toute sa sagesse et sa tendresse paternelle, permettant au jeune garçon d’entendre la voix du Seigneur et de répondre à son appel. Bien qu’Éli ait consacré sa vie à son ministère sacerdotal en présence de Dieu, ce n’est pas lui qui fut choisi pour recevoir la révélation divine. Ce ne furent pas non plus les fils d’Éli, Hofni et Pinhas, également prêtres au sanctuaire de Silo, qui furent appelés. Ils étaient infidèles à Dieu, commettant des actions mauvaises. Ils ne discernaient pas la sainteté d’une vie sacerdotale. Quant à Éli, il manquait à son devoir de père en ne corrigeant pas ses fils irresponsables. Mais Dieu avait pris note de leur perversité. Il voulut commencer quelque chose de nouveau avec Samuel, mettant ainsi un terme à l’infidélité de ses prêtres.  

Le fait que Samuel vienne consulter Éli trois fois est caractéristique du processus de discernement de la révélation divine. Quand Samuel reconnut la voix du Seigneur avec son humble prière et son simple cri du cœur –« Parle, ton serviteur écoute » -, il se retrouva, jeune garçon, investi de l’énorme responsabilité conférée par l’appel prophétique d’annoncer à Éli son erreur et la chute de sa maison. L’appel de Samuel  eut pour conséquence qu’une fois encore, la Parole de Dieu se fit entendre en Israël et  Dieu continua d’apparaître à Silo (1Sm 3,1-4, 1a). Par la suite, Samuel allait aider le peuple d’Israël à discerner la volonté de Dieu concernant les exigences de l’alliance, sans oublier les affaires religieuses et politiques qui affectaient la destinée de la nation tout entière.

Dans la deuxième lecture, Paul regrette amèrement l’erreur des chrétiens de Corinthe, lesquels n’ont pas su discerner entre ce qui est saint et ce qui relève du péché. Corinthe était une ville portuaire cosmopolite connue pour sa richesse, son luxe, son abondance. C’était une cité polythéiste également réputée pour son immoralité. Les conduites pécheresses qui y avaient cours, tout spécialement les visites aux prostituées, semblaient avoir affecté les chrétiens qui étaient de récents convertis issus de religions païennes. Ils luttaient pour garder vivante leur foi dans cet environnement peu porteur, et ils se débattaient avec de nombreuses questions suscitées par leur récente adhésion au Christ. Par conséquent, comme nous le voyons dans la lecture d’aujourd’hui, Paul  admoneste les Corinthiens, leur enjoignant d’éviter la fornication en leur montrant qu’une telle conduite en matière sexuelle ne convient pas à un croyant, baptisé en Christ. Il défend la sainteté de la personne humaine (à la fois corps et esprit) qu’il considère comme le « sanctuaire de l’Esprit Saint ». Pour Paul, suivre le Christ n’autorise aucun compromis quand il s’agit d’intégrité sexuelle. Ce qui signifie qu’il n’y a aucune place pour un style de vie inique et immoral, considéré par l’Apôtre comme incompatible avec la vertu chrétienne de sainteté.

Paul précise qu’un authentique discernement de la part du croyant l’aide à abandonner sa mauvaise conduite et à adopter une vie toute centrée sur le Christ.

Dans la lecture évangélique, nous trouvons un autre récit biblique d’appel. Le texte rapporte comment pour la seconde fois, Jean Baptiste désigne Jésus comme l’« Agneau de Dieu » à deux de ses disciples. Ce qui les amène à prendre la décision de quitter Jean pour entamer un nouveau parcours qui leur permettra de discerner quel est leur appel à la suite du Christ. Dans les Synoptiques Jésus prend ses disciples parmi le peuple, tandis que dans le quatrième Évangile ils viennent du cercle des disciples rapprochés de Jean, qui a reconnu en lui le vrai Messie.

C’est Jésus, notons-le, qui prend l’initiative en posant une question fascinante : « Que cherchez-vous ? » (1, 38). Ces mots ne sont pas à comprendre au sens littéral mais à un niveau symbolique et théologique plus profond. De fait, ils incitent les disciples à discerner pour quelle raison ils veulent vraiment suivre le Seigneur.

En retour, ils lui demandent : « Maître, où demeures-tu ? » Le verbe grec menō  qui est employé ici signifie « vivre », « rester », « demeurer », « habiter », « loger ». Il apparaît plus de quarante fois dans l’Évangile de Jean, exprimant la théologie de l’inhabitation de Dieu en Jésus, le Verbe incarné. Ainsi, la question des disciples ne porte pas sur le lieu de résidence de Jésus mais sur Celui en qui il demeure.

La réponse de Jésus aux disciples - «  Venez, et vous verrez » - est une invitation à expérimenter le maître et à discerner ce que signifie être disciple, autant dire à vérifier si oui ou non ils font partie des siens. Au niveau littéral, nous pouvons penser que les disciples sont invités à venir voir où vit Jésus –où il habite bien concrètement (peut-être sur les bords du Jourdain). Mais à un niveau plus profond, les deux hommes sont appelés à être des disciples. Ils y répondent en suivant Jésus et ils « demeurent », apprenant ce qu’est sa vie et sa mission. À la différence des Synoptiques où les disciples suivent Jésus immédiatement, le quatrième Évangile montre qu’une profonde expérience de discernement précède leur engagement.

Cette rencontre, qui a changé leur vie, n’est pas sans conséquence : l’un d’eux, André, amène son frère Simon Pierre à Jésus et il devient disciple lui aussi. Cet enchaînement est un schéma typique du « devenir disciple » dans le quatrième Évangile : le disciple recrute d’autres personnes pour partager son expérience d’être avec Jésus. Ainsi, Philippe amène à Jésus Nathanaël (Jn 1, 43-51) et la Samaritaine, par son témoignage, attire à lui les habitants de son propre village,   (Jn 4, 28-30. 39-42). Ce qu’a fait André,  tous ceux et toutes celles qui ont rencontré le Christ et ont vécu une expérience sérieuse avec lui sont censé/es le faire. Un disciple transformé par l’expérience de « demeurer avec Jésus » va partout pour parler aux autres de lui,  les invitant à le suivre eux aussi.

Dieu appelle des personnes pour accomplir sa mission en un temps et en un lieu particulier. Toutefois, la réponse demande de discerner attentivement quelles sont les implications de cet appel. Nous le voyons avec Samuel, André et Pierre qui, après une expérience profonde de discernement, offrent librement leur vie pour la mettre au service de Dieu. C’est un tel discernement que Paul attend des Corinthiens pour qu’ils puissent vivre leur vie chrétienne dans la sainteté. Tous les croyants et toutes les croyantes sont incité/es à entreprendre un discernement soigneux afin de pouvoir dire avec le psalmiste : « Voici, je viens… Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime. »

 

ÉCOUTER LA PAROLE DE DIEU

Avec l’invention des téléphones mobiles, nous pouvons maintenant communiquer avec des gens qui se trouvent  à des milliers de kilomètres de nous. Avec un petit téléphone dans la paume de sa main, une personne assise quelque part à Nairobi, au Kenya, peut entendre la voix de quelqu’un qui est à Sydney, en Australie, sans nécessairement voir le visage de son interlocuteur ou de son interlocutrice. Ce petit gadget  facilite les choses et rend la communication possible. De même, sans voir Dieu face à face, nous pouvons communiquer avec lui par l’intermédiaire de ce don spirituel du discernement qu’il a déposé en chacun et en chacune de nous. Cela étant, de même qu’un téléphone mobile ne garantit pas la communication, ce don du discernement qui nous vient de Dieu ne nous garantit pas un dialogue effectif avec lui, sauf à savoir l’utiliser  correctement.

Chacun et chacune de nous a reçu de Dieu la capacité d’entendre sa voix. Beaucoup sont inconscient/es de cette grâce qui est à leur portée. C’est ainsi qu’ils/elles partent dans le monde tels des navires qui affrontent la haute mer sans repère.  Sans guidance, nous sommes voués à nous perdre ou à être broyés par la vie. C’est là que le discernement joue un rôle essentiel. Pour nous aider dans ce processus de discernement, Dieu met souvent des gens sur notre route – des « Éli » et des « Jean Baptiste » - qui nous aident à découvrir la direction que l’Esprit Saint veut donner à notre existence. De fait : « La sagesse est comme un baobab que personne ne peut embrasser seul » (Proverbe ewe).  

Le conseil qu’Éli donne à Samuel - « s’il t’appelle, tu diras : ‘Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » - est la clé qui va activer la grâce du discernement. En bref, une promptitude fondamentale à écouter ce que Dieu nous dit, nous met dans un état qui nous permet de discerner sa volonté. Malheureusement il existe bon nombre de gens qui,  tout en portant le label de chrétiens ou de chrétiennes, se sont mis dans des situations qui rendent le discernement quasiment impossible. Pour reprendre l’analogie du téléphone, ils/elles se sont mis/es en dehors des zones de couverture. C’est à des personnes de ce type que Paul s’adresse quand il écrit à la communauté de Corinthe où l’immoralité sexuelle était devenue un défi pour certains car elle les empêchait de progresser dans l’union au Christ. Ses propos constituent un signal d’alarme et un rappel efficace du fait que, pour être un chrétien ou une chrétienne authentique, il ne suffit pas d’être baptisé/e mais qu’il s’agit de vivre délibérément, pleinement et uniquement pour le Christ.

De ce point de vue, le but ultime du discernement chrétien est de suivre le Christ et de mettre nos propres pas dans les siens. Ainsi, dans le texte évangélique, les deux disciples ont-ils pris la décision de suivre Jésus lorsqu’ils ont entendu : « Voici l’Agneau de Dieu ».

Il y a, dans notre monde actuel, une explosion d’informations. Sur les radios, les télévisions et les réseaux sociaux, de nombreuses voix se disputent notre attention. Le monde bruyant cherche à noyer la voix tout à la fois douce et puissante de Dieu. Au cours d’un processus de discernement, nous pénétrons jusque dans cet espace sacré qui est au plus profond de nous pour y découvrir la voix éloquente de Dieu nous appelant à entreprendre telle ou telle action et à donner telle ou telle orientation à notre vie. La voix qui a appelé Samuel et a dit aux deux disciples de Jean Baptiste « Venez, et vous verrez » est la même que celle qui appelle chacun et chacune de nous aujourd’hui. Puissions-nous répondre à cette voix et dire comme Samuel : « Parle,  ton serviteur écoute. »

ProverbE

« La sagesse est comme un baobab que personne ne peut embrasser seul »

(Proverbe ewe).

AGIR

S’examiner :

Est-ce qu’il m’arrive, de temps en temps, de prendre un temps conséquent pour me livrer à une prière silencieuse profonde ?

Est-ce  que je donne la priorité à la découverte de la volonté de Dieu sur ma vie ? Ou est-ce que je prends  mes décisions les plus importantes sans tenir compte de son projet sur moi ?

 

Répondre à Dieu :

Nous pouvons choisir, individuellement ou collectivement, de prévoir des recollections et des retraites régulières dans le but de chercher à connaître « l’esprit » de Dieu et ce qu’il nous demande dans une situation donnée. Nous pouvons également faire le choix, individuellement ou collectivement, de consacrer davantage de temps à la lecture spirituelle –lecture de la Bible ou d’autres ouvrages chrétiens inspirés - pour pouvoir entendre la voix divine. Pour certains et certaines d’entre nous également, opter pour un accompagnement spirituel peut être un moyen d’avancer dans un processus de discernement.

 

Répondre à notre monde :

Il y a beaucoup de gens « perdus » dans notre monde, jeunes ou vieux, qui ont besoin d’un « Éli » dans leur vie –quelqu’un capable de les guider pour qu’ils arrivent à dire : « Oui, Seigneur, ton serviteur écoute. » En tant que groupe ou en tant qu’individu, comment pouvons-nous/comment puis-je servir de guide/s à quelqu’un pour qu’il/elle entende la voix du Seigneur ?

PRIER

Père éternel, depuis l’aube de la création jusqu’à maintenant, tu ne nous as jamais privé de ta Parole. En ton Fils Jésus Christ, la Parole faite chair, tu as dressé ta tente parmi nous. Alors que nous aspirons à recevoir la grâce de ton Fils Jésus Christ, puissions-nous en venir à te découvrir de plus en plus. En son nom, Jésus Christ, nous prions avec reconnaissance. Amen.

 

Textes bibliques reproduits avec l’accord de l’AELF – www.aelf.org

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